Interview à Stefano Boeri : « Notre « Bois vertical »
unique au monde- Fanpage
« Cela représente surtout le courage d’une
ville qui accepte le défis d’intégrer, dans son cœur, dans sa partie la plus bâtie
et la plus dense, un monde varié de plantes, d’arbres, d’arbustes, … c’est cela
la vraie innovation, c’est à dire de porter en hauteur , … sur une superficie
de 1500 mètres carrés, l’équivalent de deux hectares de bois, comme quantité
d’arbres, plantes, monde végétale, c’est quelque chose qui n’a jamais été faite
dans l’histoire de l’architecture, dans l’histoire des villes, donc cette
signification pour Milan… ceci peut vraiment être un grand symbole d’une ville
qui est en train de chercher un nouveau rapport avec la nature et avec
l’agriculture.
Il y a eu une recherche importante, une recherche
appliquée, parce que nous n’avions pas le temps pour des discussions rhétoriques
ou académiques, cela a été donc une recherche qui a amené à travailler, avec
nous, des botanistes, des éthologues, des ingénieurs structuralistes et
scientifiques des systèmes, une grande recherche, avec un investissement
important de la part du développer de (incompréhensible)… que je remercie et
tout cela nous dit, aujourd’hui que nous sommes en condition d’offrir à tout le
monde de la constructions, de l’architecture, des matériaux, des informations
utiles pour répliquer cette expérience , sous des formes différentes, mais ceci
est un grand pas en avant.
Il y a beaucoup d’ingrédients de la soutenabilité,
quelques-uns ont un lien avec la réduction de la circulation privée, d’autres
ont des liens avec l’augmentation des quota d’espaces
verts, d’autre encore ont des liens avec des innovation dans le système de
distribution, pensez à l’importance, pour Milan, du sujet de l’eau, par
exemple, c’est un thème important surtout pour la soutenabilité, les pompes de
chaleur, comment dire, réduisent la consommation du sol grâce à la géothermie.
Je pense que cette expérience est unique car nous
sommes en train de porter un concentré de variété végétale et faunistique au
cœur d’une ville et donc, ce que je peux dire c’est que, s’il y avait non pas
une seule, mais deux, dix, vingt tours de bois verticale, peut-être que Milan
vivrait mieux , d’autant plus que relier ces tours avec des systèmes au sol de
parcs, jardins, avenues arborées constituerait des couloirs écologiques, qui,
en quelque sorte, faciliteraient la qualité de l’air, la qualité de la vie et
aussi la – comment dire – le retour, la recolonisation d’espèces faunistiques
qui avaient abandonné la ville.
Il s’agit aussi d’un projet concret qui pour la
première fois fait une expérimentation qui n’avait jamais eu lieu, avant,
personne aujourd’hui, dans le monde, vient à Milan si ce n’est pas pour une
raison très forte, comme celle de voir une création qui n’avait jamais été
réalisée dans l’histoire de l’humanité.