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 ====== L'intercompréhension à l'oral ====== ====== L'intercompréhension à l'oral ======
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-<wrap em>Cette page est un brouillon</wrap> 
  
 ===== L'oral et l'écrit ===== ===== L'oral et l'écrit =====
  
-L'apprentissage de la compréhension de l'oral d'une langue inconnue est toujours globalement plus long et plus difficile que l'apprentissage de la lecture de cette langue. Cependant, il reste très logique d'apprendre seulement à comprendre l'oral d'une langue, ou de plusieurs langues simultanément, de même qu'on le fait à l'écrit pour une famille de langues comme les langues romanes par exemple.\\+L'apprentissage de la compréhension de l'oral d'une langue inconnue est toujours globalement plus long et plus difficile que l'apprentissage de la lecture de cette langue. Contrairement au lecteur, l'auditeur ne maîtrise pas le flux d'informations. La raison est à chercher dans le fonctionnement de la mémoire à court terme ([[https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9moire_%C3%A0_court_terme|MCT]]). Les messages oraux et les messages écrits diffèrent profondément : 
 +  * l'écrit discrimine davantage les morphèmes selon leur sens, ce que l'oral ne fait pas ; 
 +  * l'écrit fait apparaître la segmentation en mots, quand l'oral enchaîne les sons d'un mot à l'autre ; 
 +  * l'oral contient des informations spécifiques que l'écrit ne transcrit pas ; 
 +  * et bien sûr le rythme de l'oral n'est pas maîtrisable par le récepteur quand au contraire c'est le récepteur qui choisit le rythme de l'écrit. 
 +Cependant, il reste très logique d'apprendre seulement à comprendre l'oral d'une langue, ou de plusieurs langues simultanément, de même qu'on le fait à l'écrit pour une famille de langues comme les langues romanes par exemple.\\
 Il se peut que vous sachiez déjà lire dans une langue de façon satisfaisante et que vous ne compreniez toujours pas quand quelqu'un la parle.\\  Il se peut que vous sachiez déjà lire dans une langue de façon satisfaisante et que vous ne compreniez toujours pas quand quelqu'un la parle.\\ 
 Comme pour l'écrit, il y aura deux situations d'apprentissages principales pour travailler : en interaction avec des natifs, et à partir de documents, sonores en ce cas. Comme pour l'écrit, il y aura deux situations d'apprentissages principales pour travailler : en interaction avec des natifs, et à partir de documents, sonores en ce cas.
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 Il est logique dans ces conditions que nous ayons du mal à comprendre une personne qui parle notre propre langue avec la phonologie de la sienne, et c'est un argument en faveur de l'intercompréhension, puisque, si nous apprenons à comprendre la sienne, il y a des chances pour que nous le comprenions mieux encore lorsqu'il parle la sienne que lorsqu'il parle la nôtre. Il est logique dans ces conditions que nous ayons du mal à comprendre une personne qui parle notre propre langue avec la phonologie de la sienne, et c'est un argument en faveur de l'intercompréhension, puisque, si nous apprenons à comprendre la sienne, il y a des chances pour que nous le comprenions mieux encore lorsqu'il parle la sienne que lorsqu'il parle la nôtre.
  
-On peut entre par l'oreille dans un système phonologique nouveau, en écoutant simplement sans chercher à comprendre dans un premier temps. On peut aussi y entre par la lecture en comparant les graphies et les sons entendus. Les surprises sont parfois importantes : imaginez un auditeur lisant "temps" et entendant [tã]. S'il est hispanophone, l'orthographe lui en dit beaucoup plus.+On peut entrer par l'oreille dans un système phonologique nouveau, en écoutant simplement sans chercher à comprendre dans un premier temps. On peut aussi y entrer par la lecture en comparant les graphies et les sons entendus. Les surprises sont parfois importantes : imaginez un auditeur lisant "temps" et entendant [tã]. S'il est hispanophone, l'orthographe lui en dit beaucoup plus.
  
 +Quoi qu'il en soit, il faut apprendre à écouter et à entendre, c'est-à-dire apprendre à connaître et à reconnaître ce qui nous permet de comprendre.
 ==== L'accent des mots ==== ==== L'accent des mots ====
  
 ==== Les phonèmes inconnus ==== ==== Les phonèmes inconnus ====
  
 +Exemple : le fait que le portugais et le français aient des voyelles nasales rend difficile leur compréhension à l'oral pour les hispanophones, italophones et roumanophones, qui n'en ont pas dans leurs langues.
 ==== La vitesse ==== ==== La vitesse ====
  
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 L'auditeur a-t-il un rôle et lequel ? L'auditeur a-t-il un rôle et lequel ?
 D'une manière ou d'une autre, pour apprendre, l'auditeur ne peut pas être totalement passif, et il doit retirer de chaque expérience un progrès, si faible soit-il.\\ D'une manière ou d'une autre, pour apprendre, l'auditeur ne peut pas être totalement passif, et il doit retirer de chaque expérience un progrès, si faible soit-il.\\
-Il peut interagir, dans sa langue ou dans la langue du locuteur.+Il peut interagir, dans sa langue ou dans la langue du locuteur.\\
 Il peut répondre à des questions posées dans sa langue qui lui facilitent la compréhension.  Il peut répondre à des questions posées dans sa langue qui lui facilitent la compréhension. 
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 +===== Logiciels et sites pouvant aider à la compréhension de l'oral =====
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 +  *[[https://linuxfr.org/news/sortie-de-perroquet-100-cest-%C3%A0-vous-de-r%C3%A9p%C3%A9ter|Le perroquet]]
 +  *[[http://epc.univ-lorraine.fr/index.html.fr|Ecouter pour comprendre]], hébergé par l’Université Nancy 2
 +===== Bibliographie =====
  
  
 +  *Sandrine Caddéo, Marie-Christine Jamet, //L'Intercompréhension : une autre approche pour l'enseignement des langues//, 2013, Paris: Hachette, ISBN 978-2-01-155967-8, 192 p.\\
 +Les pages 87 à 107 sont consacrées à l'oral sous le titre "L'intercompréhension à l'oral : problèmes et solutions".
 +  *Marie-Christine Jamet, //Orale e intercomprensione tra lingue romanze//, 2009, Collana: Le bricole 16, ISBN: 9788875432447, 210 p.\\ 
 +L'ouvrage regroupe 10 communications en trois langues (français, italien et espagnol) qui s'ouvre sur les perspectives de recherche lancées par C. Blanche-Benveniste dans le domaine encore peu exploré de l'oral et se conclut sur l'ouverture proposée par P. Balboni d'une intercompréhension à une intercommunication où l'on tienne compte du pôle de réception mais aussi du pôle de production. Trois communications sont centrées sur les problématiques phonétiques (L. Canepari, J. Murillo et P. Martin), deux sur les problèmes spécifiques de la réception de l'oral en intercompréhension et des implications didactiques (M.-C. Jamet et J.-M. Debaisieux), et trois autres sur les spécificités linguistiques en situation d'interaction (E. Sainz, S. Alvarez et C. Degache, V. Castagna).
 +  *[[http://apic.onlc.fr/49-Marie-Christine-JAMET-Le-francais-dans-le-monde-juilaout-2005.html|L’intercompréhension orale en expérimentation]], Marie-Christine JAMET. Le français dans le monde, juil-août 2005
 +  *Delplancq, V., Harmegnies, B., Piccaluga, M., Poch-Olivé, D.  (2011), « Effet de la modalité perceptuelle (lecture vs. écoute) et de la connaissance du français sur le traitement de la transparence lexicale pour le couple français-portugais », Intercomprehension : learning, teaching, research, Meissner, Capucho, Degache, Martins, Spita, Tost (Eds), Giessener Beiträge zur Fremdsprachendidaktik, Linden (DE), pp. 184-220.
 +  *[[http://epc.univ-lorraine.fr/EPCP_F/pdf/La%20compOrale.pdf|LA COMPRÉHENSION ORALE : UN PROCESSUS ET UN COMPORTEMENT]], Le Français dans le Monde, Recherches et Applications. N° spécial Fév/Mars 1990 1 Marie-José Gremmo, Henri Holec.